Obsession Rwanda

3 07 2007

The former French president François Mitterrand supported the perpetrators of the 1994 Rwandan genocide despite clear warnings that mass killings of the Tutsi population were being orchestrated, according to declassified French documents.

Since day one of the political crisis that started in Ivory Coast in september 2002, France explained that the objective of its intervention in conflict was to “avoid another (genocide like in) Rwanda”. Given the role of France in Rwanda, I have never really understood how it was possible for French officials to go that far on the road to cynicism. But, arrogance is a second nature for these people, and they pretended to be the good guys without any French journalist or intellectual saying that it was morally wrong to talk like that.

Michèle Alliot-Marie, France’s minister of Defense, evoked Rwanda to justify the presence of French soldiers in West Africa during a recent press conference with foreign journalists, reported Nouvel Observateur (Nov 17): “It is clear that, by intervening in September of 2002 and in the following months, we avoided the kind of massacres that took place in Rwanda…”

Based on what we learned yesterday through French daily Le Monde – that France knew years before the genocide what was to come and decided to go with the genocidal regime of Rwandan President Juvénal Habyarimana regardless – I hope they will stop lying and trying to make us believe that they were helping the victims.

Oh, actually they may be right: in both cases, France supported the wrong guys, politically and militarily. That was how Françafrique started to unravel.

Depuis le début de la crise ivoirienne, les officiels français ne cessent de raconter qu’ils sont en Côte d’Ivoire pour éviter un “second Rwanda”. Pour un Africain, cela devrait être une insulte que d’entendre les alliés des génocidaires jouer aux héros, mais aucun journaliste ni intellectual français n’a eu le courage de leur dire que c’était moralement repréhensible de mentir à ce point. Il y a bien sûr des livres sur le role de la France au Rwanda, mais peu de personnes pour critiquer le parallèle entre le Rwanda et la Côte d’Ivoire.

Heureusement, les archives de l’époque montre aujourd’hui ce que la gauche et la droite ont tenté de cacher depuis 1994: la connaissance par le pouvoir français d’alors de ce qui se préparait, et le choix de soutenir politiquement et militairement un régime génocidaire. Au nom de quoi? Des intérêts élévés de la nation française. Cela s’appelle de la géopolitique! Et c’est pour les mêmes raisons que la France s’est mise du côté des rebelles au début de la crise, avant de les critiquer quand ils ont décidé d’aller à la paix. Le billet vidéo de Vincent Hugeux résume l’information du jour en peu de mots.

Imaginez ce qui se serait passé si l’attentat contre Guillaume Soro avait réussi… Voici ce que dit Alpha Blondy:

Vous conviendrez avec moi que le scénario de Bouaké ressemble à s’y méprendre à celui du Rwanda où l’avion du Président Habyarimana (le général Juvénal Habyarimana) qui rentrait du Burundi où il venait de signer un accord de paix, a été abattu à l’aéroport de Kigali! Pourquoi cette coïncidence trop «coïncideuse»? (…) Je voudrais dire à M. Abou Moussa (Ndlr, représentant spécial intérimaire du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire) de l’Onuci qu’il va falloir qu’il ouvre les yeux. Parce que nous avons l’impression que la France, sous couvert de l’Onu, prépare chez nous un génocide à la rwandaise. Et en tant que messager de l’Organisation des Nations Unies, je ne voudrais pas être complice d’un acte hautement criminel comme celui auquel nous venons d’échapper. Car à bien y regarder, l’attitude de la France discrédite les casques bleus dans leur mission.


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14 responses

4 07 2007
unevingtaine

Cher CC,
Je suis bien d’accord avec toi concernant le scandale, le silence et le révisionnisme, pour ne pas dire l’indécence, comme celle d’un Védrine (qui n’est pas le seul politique français responsable de l’époque dans ce cas – de droite comme de gauche) dans cette posture révisionniste face à cette dame dans le débat du second extrait de film dans ton article.
Mais je ne dirai pas aussi catégoriquement que toi “aucun intellectuel” n’a protesté contre le parallèle Rwanda – CI. Parmi eux aucun journaliste, à ma connaissance, c’est vrai. Et je peux dire qu’il était c’était impossible d’être accueilli dans la presse en donnant une autre parole. On sait que Théo a bien essayé de dire une autre parole dans Le Monde, en vain, et à quel prix : http://vuesdumonde.forumactif.com
/HISTOIRE-HISTORY-c2/NEO-COLONISATION-f5
/Lettre-de-demission-de-Theophile-Kouamouo-
du-Monde-t580.htm . Il est d’ailleurs indécent de la part du Monde de se faire aujourd’hui “révélateur” de ce dont il a été complice. Très, très peu d’intellectuels en général, certes (aucune des grandes voix qui font l’opinion, c’est vrai). Mais des voix moins médiatiques finissent par percer. J’ai, pour mon humble part crié (dans le désert), par écrit, tu le sais, et oralement à plusieurs occasions. Par exemple lors d’une conférence publique de Jean Carbonare sur le Rwanda ; Jean Carbonare qui, lui, avait averti en son temps, et en vain, de ce qui s’annonçait au Rwanda, et qui depuis a été couvert d’insultes par le livre révisionniste de Pierre Péan sur le Rwanda ; Pierre Péan par ailleurs biographe journalistique de Mitterrand et de Chirac (à leur demande) en fin de Présidence. J’ai par ailleurs dénoncé régulièrement ce stupide concept à courte vue d’”intérêts élevés de la nation française”. Non ! mes intérêts de citoyen français ne sont pas de voir des officiels et dirigeants embourber mon pays dans de telles politiques : qu’est-ce qu’être à ces postes payés par nos impôts et ne pas voir “d’intérêts supérieurs de la nation” au-delà de gains sordides à très court terme ! – couvrant pour cela des crimes nous garantissant un futur déshonneur à laver ?
J’évoque la question du rapport médiatique entre les deux “crises” ici : http://delugio.zeblog.com/2006/08/12 ; avec un plus long développement ici : http://delugio.zeblog.com/2006/10/04 (avec bibliographie à la fin) – ce second article est le texte d’une conférence que j’ai donnée en France, et qui a été publiée récemment dans Le Temps N° 1148 du 17-02-2007 et N° 1149 du 19-02-2007 ( http://www.letemps-ci.com/?action=lire&id=1722 ; http://www.letemps-ci.com/?action=lire&id=1742 ).

4 07 2007
bouazo

Ok je patienterai pour la “grande nouvelle”.
En fait je voulais avoir ton opinion sur sa thèse; son interprétation du signe africain. J

4 07 2007
bouazo

Sur ton dernier post je crois que tu aurais pu reprendre le titre du livre de Géraud de la Pradelle “Imprescriptible”.
Quant à ce qui se serait passé si la tentative d’assassinat avait réussie…et bien je pense qu’il y aurait eu plus de mort-e-s mais un autre génocide je ne le crois pas.

4 07 2007
coupercoller

Concernant ton premier commentaire, on commence à publier l’interview de AM dès la semaine prochaine.

Pour le second commentaire, je suis d’accord avec toi: un génocide ça se planifie. C’est ce que nous apprend l’histoire, même si certains médias tentent de nous faire croire que ça part comme une brusque bouffée de fièvre haineuse.

A bientôt à Babi.

4 07 2007
wobebli

L’adhésion de la communauté des spécialistes de la politique africaine à ce fantasme d’un “génocide rwandais” en Côte d’ivoire peut être interprété comme une hallucination collective lié à un sentiment de culpabilité obsessionnel à propos du Rwanda. Il s’agirait de rejouer le cauchemar rwandais en ayant, cette fois-ci, les bon réflexes. Le slogan selon lequel « la France a évité un génocide en Côte d’Ivoire permet ainsi de se racheter des erreurs commises lors de l’holocauste de 1994.

Si pendant dix ans, chercheurs et journalistes ont réfléchi à ce qu’avait été l’attitude des différents acteurs de la communauté internationale face au génocide rwandais, ils ne l’ont guère écrit. En effet, lorsqu’un massacre s’est produit à l’ombre des médias ou dans la lumière trompeuse de la propagande, il est vain d’attendre une analyse publique des erreurs et des dérapages. Le rétablissement des faits réels est déjà très déstabilisant pour les « spécialistes » qui ont trompé leur lecteur de façon souvent involontaire. Ainsi, nul n’évoque les mensonges honteux qui ont entouré la fin du génocide khmer rouge, en 1979 : A cette époque, la plupart des commentateurs accusaient les vietnamiens, qui venaient de mettre fin au règne des khmers rouges, d’exterminer les cambodgiens en les affamant dans le but de repeupler le pays avec leurs concitoyens. Ce discours visait à justifier le soutien occidental et chinois à la résistance cambodgienne, c’est à dire essentiellement aux khmers rouges, contre le Vietnam. De même, le génocide du peuple de Timor a eu lieu dans l’indifférence générale pendant 20 ans alors que les faits étaient parfaitement connus depuis les premiers mois du massacre.
Dans le cas du génocide rwandais, quelques militants ont dénoncé l’attitude du gouvernement français et le traitement de cet holocauste dans les médias. A peu près ignorées du public, leurs analyses sont bien connues des “négrologues” de tout poil. Ainsi, un journaliste du journal “Le Monde”, Stephen Smith, a appuyé son analyse de la crise ivoirienne en soulignant qu’elle était partagée même par l’association SURVIE alors que celle-ci a toujours mis en cause son travail de journaliste sur le Rwanda.

Ainsi, dans la crise ivoirienne ce n’est pas le comportement des acteurs ivoiriens qui doit être mis en parallèle avec l’holocauste rwandais mais le comportement des observateurs et des acteurs étrangers. Ils ont voulu faire en Cote d’ivoire ce qu’ils auraient du faire pour le Rwanda. Sauf que la Cote d’ivoire n’est pas le Rwanda.

4 07 2007
coupercoller

Merci pour cette contribution, Wobebli. Pour ceux qui souhaitent poursuivre la réflexion, voici un lien bien utile:

http://www.wobebli.net/histoire/guerre.htm

4 07 2007
unevingtaine

L’analyse que fait Wobebli du “parallèle” fantasmé Rwanda-Côte d’Ivoire me parait tout-à-fait pertinente. C’est, à mon sens, dans cette voie qu’il faut chercher la clef de la quasi-unanimité du fourvoiement que l’on a pu observer et qui a largement débordé le gotha français. Le point culminant en est sans doute le film de Scheuer, qui a effectivement égaré jusqu’à des militants de Survie, et suffisamment pour que Smith y emprunte effectivement de l’eau pour son moulin !
Merci à tous les deux.

4 07 2007
coupercoller

Pour beaucoup de personnes en France, Survie a été cette vigie qui a su débusquer des dossiers chauds de la Françaqrique et les rendre disponibles au plus grand nombre. En particulier, leur travail sur le génocide rwandais et la complicité française dans ce crime contre l’humanité a assis la réputation de Survie et de son fondateur FXV pour toujours. Il fallait donc s’attendre à ce qu’ils soient la cible de la campagne de destabilisation qui a culminé avec le film “Poudrière Identitaire” (B. Scheuer).

On parle beaucoup sur ce blog de média, mais je n’en exclus pas les ONGs. Dans la mesure où leur rôle est de faire de “l’advocacy” (prendre position, militer pour une cause ou une thèse), et que cela se fait par la production de textes, de discours, de rapports, de campagnes médiatiques, ces organisations agissent de fait comme des spécialites, au même titre que les journalistes. A ce détail près que les ONGs sont considérées avec un supplément d’âme sinon de moralité.

La cible du film de Scheuer est double: les universitaires de gauche et les “humanitaires”. La manipulation a fonctionné parce que cette cible n’a pas cherché à creuser une “thèse” aussi grossière. C’est ce que Goebbels appelle le “gros mensonge”: plus c’est gros, plus ça passe. Et c’est passé, malheureusement.

Aujourd’hui, c’est extrêmement difficile de rencontrer ce monsieur qui a continué pendant des années d’accorder des interviews à des journaux comme Le Soir et des radios comme RFI. Il a fait son job, en a retiré ce qu’il devait. Et Marc Zoro est de retour à Abidjan. Personne ne lui demande ses accointances avec ces personnes. Idem avec le Mouvement Ivoirien des Droits de l’Homme (rien à voir avec la Ligue). Cela s’appelle de la confusion des genres: sociologie vidéo, documentaire sociologique, journalisme à sensation, etc. On ne sait plus dans quel genre on est. Une chose est sûre, l’objectif: c’est de la propagande.

D’ailleurs, il a refusé de débattre lors de l’émission spéciale que la RTI a consacré à ce sujet.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elle est à mettre en parallèle avec la thèse “Nord Musulman” contre “Sud Chrétien”, qui a été si bien démontée.

4 07 2007
coupercoller

Delugio,
Désolé pour ton commentaire: il avait été marqué bloqué par mon système anti-spam. Je ne m’en suis aperçu qu’aujourd’hui. Il faut dire que j’ai eu très peu de temps pour faire face à l’augmentation du traffic depuis samedi. A partça, je suis obligé de m’incliner. Mea culpa🙂

Merci d’avoir rétabli les faits.

5 07 2007
bouazo

Je croiq qu’il serait intéressant de revenir aussi sur des images telles que celles montrant le représentant (alors membre du gouvernement pro hutupower) du Rwanda près les NU affirmant qu’il n’y avait pas de massacres de tutsis et hutus modérés.

Comme celles de tergiversations des bureaucrates de l’ONU, en attendant que le compte soit bon avant de parler enfin de “génocide”.

Miantenant je vous avoue que j’ai l’impression de participer encore une fois à cette même danse de la lâcheté. En effet, ce qui se passe au Darfour ne devrait-il pas plus nous interpeller ?

5 07 2007
coupercoller

Bonne intervention, Bouazo.

Une petite mise au point sur laquelle tout le monde sera, je pense d’accord.

Rwanda: génocide (avéré)
Darfour: génocide (avéré)
Côte d’Ivoire: aucun génocide

Constat 1: La France s’est rendu complice des génocidaires (aujourd’hui avéré)

Constat 2: La France agitait le chiffon rouge d’une planification de génocide en Côte d’Ivoire pour justifier le choix de son intervention / accusation de génocide, alors que le constat 1 était fortement probable.

Constat 3: La France agitait le même chiffon rouge d’une planification de génocide en CI alors que le génocide au Darfour était en cours (avéré par les Américains et la presse internationale).

Constat 4: L’ONU, avec à sa tête Kofi Annan (ex-responsables des opérations de maintien de la paix au Rwanda et un des participants remarqué à la conférence de Kléber), seconde la lecture française de la crise ivoirienne.

Constat 5: Le prédécesseur de Kofi Annan à l’ONU – Boutros Boutros Ghali – était lui aussi informé des agissements français au Rwanda. Non seulement il n’a rien dit mais, à la demande de la France, il a joué le jeu consistant à faire croire qu’il n’y avait pas génocide au Rwanda. Il a été recompensé de la manière que l’on sait désormais (je posterai tout à l’heure les éléments d’information connus à cette date).

Constat 6: Les Américains et d’autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont eu aussi fermé les yeux au Rwanda pour ne pas avoir à revivre la mésaventure somalienne.

Constat 7: Dans le cas ivoirien, après avoir laissé les Français faire ce qu’ils voulaient en CI, les Américains et les Chinois ont mis le holà à temps. Par l’intermédiaire de leur ex-ambassadeur à l’ONU (John Bolton), les Américains expliquent qu’il faut se demander (langage diplômatique) si l’ONU (et la France) ne font pas plutôt partie du problème ivoirien que de sa solution. L’échec de la résolution 1721 – dans sa version originelle et maximaliste tendant à abroger la constitution ivoirienne – en est la conséquence.

Constat 8: L’Afrique du sud, qui sortait à peine de l’Apartheid, n’a pas joué de rôle particulier au Rwanda. En CI, Mbeki a vécu “en direct” les évènements de novembre 2004. Il reprendra alors le dossier, ce qui poussera le président français – Jacques Chirac – à déclarer que les Sud-Africains ne connaissent rien à la psychologie des Ouest-africains. Sous-entendu: les Français savent mieux que les Africains du Sud la manière dont fonctionnent les Ivoiriens. Cette déclaration avait pour but de remettre Mbeki “à sa place”. Manqué !

Constat 9: On sait le rôle joué par les diplômates français à l’ONU tout au long de la crise ivoirienne. Et je ne parle pas uniquement des résolutions initiées par leur pays. A chacun de faire ses propres recherches dans l’organigramme des Nations Unies.

Constat 10: A partir du moment où l’action concertée des Ivoiriens, des Sud-africains, des Américains, des Chinois et d’autres (notamment les Angolais et de certains autres pays africains anglophones ou du sud du continent), a produit un discours alternatif de celui de la France, cette dernière – et ses agents en CI comme dans les médias – s’est retrouvée isolée. Donc inaudible. La suite, on ne la connaît que trop.

Conclusion: C’est dans cette perspective qu’il convient de lire non seulement le post que j’ai écrit et qui fait l’objet de ces commentaires riches en contenu, mais également avec les suites actuelles de l’attentat manqué contre le PM Soro. Depuis hier, les FDS sont officiellement désormais seuls responsables de la sécurité des aéoroports. Quant à Guillaume Soro, non seulement il a maintenu le principe de l’invitation à ‘ chefs d’Etat – pour une cérémonie prévue pour l’heure à la fin du mois -, mais il a doublé le nombre de ses invités de marque: il souhaite désormais recevoir 8 chefs d’Etat à Bouaké. Autant dire que le nettoyage en cours va être très très poussé.

Non seulement il n’y a pas eu génocide en CI, mais ceux qui ont pris les armes et le pouvoir légal travaillent dans le sens de la paix. Qui va désormais publiquement s’opposer à la traque des opposants armés. Qui va s’opposer au désarmement et à la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute la surface du terroritoire ?

Le plus comique dans l’affaire, c’est de découvrir que Soro est désormais plus en sécurité à Abidjan qu’à Bouaké. Si ce n’est pas un signe parlant, je ne sais pas ce que c’est.

5 07 2007
bouazo

Ce que je pensais c’était que nous, ivoirien-n-e-s, avons eu la chance (à quelque chose malheur est bon) de tirer à temps les leçons du crime imprescriptible qui a eu lieu en 1994 au Rwanda.
Mais aujourd’hui, le Darfour nous interpelle en tant que membre de la société civile africaine et mondiale.
Tu as construit un espace utile à la construction de la société civile.
Crois-tu qu’il est envisageable que tu utilises ton dispositif pour sensibiliser à la situation qui prévaut au Darfour?
C’est vrai que je prends appui sur toi mais je suis partant pour faire ma part.
Thus.

5 07 2007
Boutros Boutros-Ghali, France & Desinformation « couper, copier, coller

[…] my answer to one of the latest comments to my post Obsession Rwanda, I wrote things about the personal responsibility of then-UN Secretary General Boutros […]

6 07 2007
coupercoller

Tout à fait d’accord. Mais comment? Il ne suffit pas, en ce qui me concerne, de me faire l’écho passif de la campagne en cours. Que pouvons-nous proposer d’autre ?

On peut par exemple donner la parole aux Soudanais des différents bords pour comprendre les points de vue. Mais ce n’est qu’une première étape. Ensuite, il faut absolument être capable d’aller sur place soi-même pour se rendre compte. Or, je constate que la plupart des reportages sont tournés dans les pays voisins (Tchad, Centrafrique, etc.)

Au-delà de ce travail d’information, on peut également imaginer une campagne de mobilisation en Afrique même, par exemple sur le thème du génocide. Qu’est-ce que c’est en réalité? Quels en sont les mécanismes? Comment les Africains peuvent-ils se mobiliser à chaque fois qu’un tel drame se produit, collectivement et pas uniquement quand ils sont directement concernés ?

Je t’avoue que ce sont des idées qui me travaillent. Mais je ne suis pas encore au bout de mes réflexions. Une réflexion collective est plus que bienvenue. On peut commencer par interpeller nos décideurs dans nos pays pour les obliger à s’exprimer sur la question, pas uniquement dans des sommets internationaux, mais chez eux. Par exemple une journée d’information sur le Darfour à la RTI ou sur d’autres chaînes nationales – au Sénégal, au Mali, au Ghana, etc.

Que savons-nous en fait de nos voisins? Par exemple, la presse ivoirienne couvre peu les évènements de Guinée alors que c’est un pays qui est à notre porte. Je ne dis pas qu’un génocide se prépare en Guinée, mais le fait que les médias africains traitent peu de cette situation fait que demain, lorsque les choses commenceront à intéresser les grands médias internationaux, leurs voix porteront plus que la notre.

Discussion ouverte…

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